Édéa 2e est l'une des deux communes de la communauté urbaine d'Édéa, département de la Sanaga-Maritime dans la région du Littoral au Cameroun. Elle a pour chef-lieu le quartier d'Ékité. Elle est limitée au Nord par la Commune d’Arrondissement d'Edéa Ier, au Sud par la Commune de Dibamba, à l'Ouest par la Commune de Dizangue et à l'Est par la Commune de Massock Songloulou.
La commune s'étend d'Ekité au nord-est d'Edéa en rive droite de la Sanaga, elle est limitrophe de 8 communes de Sanaga-Maritime et d'une commune du Nkam.
Elle est desservie par un grand axe routier national : la route nationale 3 (axe Douala-Yaoundé), ainsi que départemntaux : la D58, axe Ekité-Douala par Dizangué, la D56 : axe Kopongo-Massock dessert les villages du nord de la commune. La route provinciale P14, relie Ekité à Douala par Logbadjeck et Bonépoupa. La commune dispose de la gare d'Edéa Croisement sur la ligne du Transcamerounais.
L'arrondissement et la commune d'Edéa 2e sont créés en avril 2007 par découpage des anciennes communes d'Edéa Urbain et Edéa Rural. En 2018, il y a eu inauguration du nouvel hotel de ville construit avec l'aide du Feicom.
Chefferies traditionnelles
L'arrondissement d'Edéa 2e compte une chefferie traditionnelle de 2e degré : Canton Malimba
À propos de la ville d'Edéa
Cité plus que centenaire étalée sur les bords du fleuve Sanaga, Edéa occupe une position exceptionnelle au confluent de trois agglomérations majeures : Douala, la métropole économique, Yaoundé, la capitale politique et kribi à la vocation touristique affirmée.
L'emplacement stratégique de la ville est d'autant plus évident qu'elle constitue l'un des rares points permettant le franchissement de la Sanaga. A Edéa, un pont construit par les Allemands a été jusqu'au début des années 80, l'unique point de passage du train , des véhicules et des piétons sur une seule voie. La voie a été aménagée par la suite en piste cyclable. Autant d'atouts qui valent à Edéa la réputation de ville-carrefour, haut lieu de brassage des populations d'origines diverses. Les autochtones Bakokos (Aide et Yassoukou) cohabitent avec les Bassa'as, les Banens, les Bamilékés, les Betis, les ressortissants Anglophones et Nordistes. On trouve également des ressortissants africains opérant surtout dans la pêche, des occidentaux actifs dans l'industrie et des indopakistanais très présents dans l'hôtellerie et le commerce.
Généralement considérée comme le principal pôle industriel du Cameroun, le nom d’Édéa provient de la déformation de « Adié » qui est le nom des autochtones d’Edéa.
Édéa abrite une grande usine d’énergie hydro électrique et un grand complexe métallurgique, confortant ainsi sa vocation de creuset d’activités de transformation de matière premières, avec des nombreux projets annoncés dans les secteurs de l’énergie et de la métallurgie.
C'est à Edéa qu'ont été implantés le premier poste administratif, le premier port, les premiers postes missionnaires avec l'inauguration en 1928 de l'actuelle Cathédrale du Sacré-cœur. Aux lendemains de Deuxième Guerre mondiale, la circonscription administrative sera érigée, tour à tour, en commune mixte urbaine (1950), en commune de plein exercice (1953) et en commune urbaine à régime spécial en 1993.
Autre particularité d'Édéa, la vocation industrielle :
Créé en 1954, Alucam qui opère dans la filière aluminium, est l'un des rares complexes industriels intégrés en Afrique subsaharienne. Edéa abrite également une grande usine de production d'énergie hydroélectrique qui fournit avec sa voisine Songloulou, 80% de la demande nationale. L'usine fut implantée sur une île formée par un bras de la Sanaga pour profiter d'une chute d'eau. Édéa fut pour cette raison la première ville électrifiée du Cameroun. Quelques grosses unités spécialisées dans l'exploitation du palmier à huile, du caoutchouc ou du bois contribuent à la densification du tissu industriel. Au plan touristique, la zone abrite des curiosités comme la chute de la Sanaga à Édéa, la chute du Nyong à Dehane, le vieux Pont allemand, la Cathédrale Sacré-Cœur.
Les équipements sportifs sont rares dans une ville qui a produit des champions d'exception à l'instar de Massing ou des frères Biyik. Du côté politique, l'heure est à l'apaisement après les déchirements du passé.
Édéa est une localité chargée de symbole. L'histoire a laissé ici des traces indélébiles. Les principaux points de fixation sont des ouvrages d'art et les bâtiments. Tous les voyageurs en partance pour Douala ou de retour sur Yaoundé connaissent certainement le vénérable pont métallique installé sur le bras mort du fleuve Sanaga. Édifié à l'époque allemande, l'ouvrage a conservé toute sa majesté malgré le poids des ans qui transparaît à travers la rouille omniprésente sur la structure sur toute la structure sans toutefois remettre en cause sa solidité.
Unique point de passage du train, des véhicules et des piétons sur une seule voie jusqu'au début des années 80, la voie a été aménagée par la suite en piste cyclable. A travers la ville, de nombreux autres ouvrages édifiés à l'époque coloniale portent sur leur fronton la marque du temps qui passe. Il en va tout particulièrement de certains bâtiments abritant les services administratifs et qui datent pour la plupart des années 30. a l'instar de la Délégation départementale des Domaines (1931), de la Préfecture (1934) et du Tribunal (1936). Un détour par le quartier administratif c’est un voyage dans les coulissent de l’histoire.
Villages et Quartiers
Le ressort territorial de l'arrondissement identique à celui de la commune s'étend sur les villages et quartiers suivants :
Canton Malimba
Canton Ndogbianga
Canton Longasse
